somnambule

29 12 2008

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on s’endort bras ouverts, les pieds serrés prêt à rêver, et l’on part arpenter les mondes qui se créent dans nos têtes embellies par la nuit.

impossible que l’on y pénètre et personne à dire vrai ne cherche à savoir, à déranger les films que l’on jouent, tout et rien sont à l’honneur. séances inédites, on joue à guichet fermé, première et dernière représentation, les vedettes défilent, les paysages s’extirpent, les scènes s’enchaînent, entracte, il n’y a pas, seul le souffle permet de respirer, et le coeur cadence toute cette machine, les bobines du cerveau tournent, les yeux projecteurs sont éteints, c’est que le rêve est humble et timide face à l’assemblée, et c’est bien vrai, au réveil, il nous est impossible de rejouer les courts métrages de la nuit. secret bien gardé, les changements de décors nous échappent, le fil de l’histoire semble flou alors qu’il était si limpide au moment de son déroulement.

mystère c’est mieux ainsi, et l’on vit à deux milles, un instant ici, et puis nous voilà à l’autre bout rencontrant des krakens aux yeux de carottes bouillies façon photo de classe, encore là-bas on effectue une course de vélo au beau milieu d’une navette lunaire.

on se prend des coups pour se relever aussitôt, des ailes nous poussent, des lunettes téléportatives à micro particules, des montgolfières sous-marines en forme d’oeuf au plat, on rentre dans un sac qui n’en fini jamais et on ressort au milieu de la savane en train de papoter avec une girafe à la tête d’oreiller, c’est qu’un rien nous fait traverser la rue, on se laisse embarquer par les rires et les anecdotes de chacun, de l’histoire la plus banale à la plus rocambolesque. voyage de l’extra, rien d’ordinaire, où tout semble si réel, brouillage des pistes,

Blaise est à son aise, festival unique, splendide velouté de nuage, rêve en pâtes d’amande, onctueux mélange de tranches de vies, c’est que tout s’inverse, se lie, se croise et nouvelle scène se créer, roi et reine, ombres et virevoltant au dessus des arbres on se laisse porter par la légèreté du sommeil, on ne dérange pas, on respecte et ainsi voluptueux contes, merveilles en tout genre, tout peu basculer, tomber dans le vide, rien n’est vrai, l’imaginaire prend le dessus, rafle les oscars et délicate sensation, sommeil tu nous berce et fait de nous des enfants du songe.

viens on s’en ira voguer dans les rêves les plus fous, à devenir malade d’aventure, on s’en ira dormir et tout recommencer, refaire le monde à se façon, sans croire que réalité vient de se créer, la limite peut être périlleuse pour celui qui à l’escapade du réveil préfère sans nul doute ses spectacles nocturnes. appliquant alors nos rêves à la réalité on se réjouis de la vie menée, le songe doit laisser place à la vedette qu’est la vie, vieux amis du fond des temps se partagent les jours et s’agrémentent d’épices de rêveries jouant dans la cours de la vie.


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