comme une envie de faire du vélo

26052009

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tu veux rester là? sur le bord de la route, entre deux murs, à attendre que le temps passe, que les autres réussissent et que toi tu pourrissent. il faut partir, s’envoler, prendre toutes les choses qu’on nous offrent, où est passée la curieuse d’un avant pas si lointain. on en redécouvre les cachotteries d’une demoiselle, mais la châtaigne se fait marron et fane. alors on doit s’arrêter, dire stop, pour mieux repartir. pire, tu oublies l’appétit d’avancer, croqueuse de vie fait profil bas, et tu vas te laisser abattre, on dirait qu’elle n’en veut plus, elle a la paupière lourde, les indiens la mangent de toute part sans aucun remords. t’en veux te laisser faire, te faire battre à plate couture, ou tu préfère le bouclier et la côte façon maille. chevalier tu ne gagnerais pas le tiercé. mais tu te laisserai embarquer par d’affreux pirates vers l’île d’ellun. sans courage, sans main, on en perd pieds, personne ne jette l’enclume, les coraux sont malins, les profondeurs envoûtante. la sirène fait la belle, et toi t’es là, tu te laisses faire. tu n’en veux plus d’avancer. sentiment d’impuissance, d’absolue stupidité, le courage devient chauve et se planque sous la toison artificielle que joue le sourire. on l’a perdu, les larmes coulent chaudes, bouillantes sur ta peau froide, tu n’en veux plus de ces choses là, nullité infinie, on ne s’en sortira jamais, on en veut rien dire, se terrer, reprendre confiance, pourquoi faire, on a l’impression qu’il ne sert à rien de relancer la machine, les freins ne sont d’aucune utilité, seulement l’envie. carte à la volonté d’acier, il faut la retrouver. n’allez pas croire ces on-dits, et ces mystères, personne et rien ne refroidissent sa tête.




taupe réfractaire, elle est mauvais caractère

25052009

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elle s’en mord les talons, les baskets sur la tête, on perçoit une frange pour indice, l’allure d’un haltérophile, l’ombre se cache, par peur et timidité, personne ne voudrait croiser le regard de cette chose revenue.
les garçons regardent les mouches volées, les filles ne prennent même pas la température, et l’on se baigne seule sans attention…




ça sent le papier qu’on froisse..

15052009

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les touchent auront beau battre la mesure, ça n’y changera rien, les sentiments, ne se font pas sur commande, et à l’autre bout du fil, la voix est étrange, grelotte, moustique des jours rafales.

on en cherche des solutions de rythme, d’envie frénétique de faire alliée à la flemme et au pouvoir du non après, mais puis-je rêver d’une vie abasourdie par le bruit sourd de la mélancolique paresse des matins qui sentent les onze heures bien tassées.

un café au lait pour voir la pupille de ton oeil s’ouvrir. j’aimerais t’en poser des questions à la sauvette, comme on prend un métro en fa, ces discussions au coeur lourd, et à l’homme valeureux, elle se fait chevalier, côte de maille en guise de parapluie, on en perd pas une miette.

on ne prétend rien, on cherche, méninge en bout de course, on espère récupérer une médaille. pour la gloire, vanité, oui, mais mon année, je la veux en cornet, à en porter, on en veut pas attendre septembre pour se régaler de juin. c’est qu’il faut redoubler d’effort, oublier la fatigue des jours heureux, et la lenteur des dimanches confiture bonne grand-mère, on prend son rythme, on s’attache, bandoulière on fonce, sans baudrier, à même la falaise, on y va, on se lance, sensation, prise de risque, on y va.




playing with

14052009

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tu t’es approchée, comme on écoute un souffle. tu en voulais toucher la pierre, sentir un battement, un je ne sais quoi de vie. comprendre le silence qu’il renferme et son visage imperturbable.

aspérité, tu la frôles cette mort, cette pierre, ses lettres tu les déchiffrent, comme si tu apprenais à lire son éternel calme.
tu la sens sa peau se désagréger, tu le sens son corps étendu, tu vois encore son costume et ses cheveux blancs qui ne verront plus le jour.

et toi t’es là, emportée dans une valse de sentiments, les fleurs donnent un peu de couleur, et le vent murmure un de ses airs et me balance les odeurs d’autrefois. tu sais qu’il a le sommeil lourd et pourtant tu n’oses parler.
pour la première fois, tu comprends le rythme de la pierre, et ce qu’elle garde, le mouvement de la mort, et la symphonie de la vie, le crépitement des cellules qui sont tiennent, et qui enflent tes veines. les mots se font discrets, ils suivent sa tranquillité et pénètrent aux interstices entre les fouets de la vie, et le velours de la mort.

je reprend ton vélo, rien à chasser, je m’en vais chercher les cerises…




sans mars rien ne serai arrivé (8mars08).

3052009

Elle est belle, de sa cuisine on se laisse porter par les odeurs, on t’aurai trouver dans le fauteuil, au fond du jardin ou dans le garage à traficoter ces je ne sais quoi qui te rendaient heureux. Ces derniers temps je ne m’a…
Pas de bisous d’adieu, je n’ai pas voulu toucher ta peau froide des jours derniers qui sentent le tombeau et les fleurs. C’était pas toi, les indiens t’avaient déjà emporté. Et l’on s’en veut de ne pas être venu plus souvent, de ne pas avoir percé les secrets qui t’habitaient. Je t’ai balancé un merci par dessus de le vent espèrant que tu m’entendent, je n’avais qu’une envie de parler encore, te voir jouer avec mahé, « oh yvonne ». elle est belle, forte, magnifique, jamais je ne l’ai trouvé aussi belle, tu ne l’auras pas vu, mais tu n’en doutais pas de sa force. On ne disait jamais rien, mais c’est pas pour autant qu’on le pense pas, jean…







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