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ida

29072009

givrenoirm23886pierremornet.jpg image pierre mornet

On avait trop attendu, son heure à lui et bien c’était pas celle qui nous fallait, on a raté notre rendez vous. Et toi t’as dit, que c’était de ma faute. T’aurais du prendre une montre que j’ai rétorqué, comme ça au tac au tac. Tu m’as lancé un regard noir, c’est que t’avais l’air jaloux de ce type, du fait que je lui porte de l’attention. Mais j’ai juste filé un mot. T’as pas osé me demander ce que j’avais mis dedans, tu me méprisais trop. Alors ça a filé, les jours ils sont passés, on a eu droit à notre rendez-vous, tu parles ça à rien donné, mais on a tenté.

J’ai tourné en rond un peu, pour voir, j’ai attendu aussi devant la fenêtre pour voir le facteur. Et bien c’était vrai, tourner en rond c’est plus fatiguant. Enfin ça dépend de pars où on regarde. Le coeur qui se sert à attendre assis, où le mal de jambes à force de faire des tours. Les idées en tête, elles passent pas, c’est pas comme les jours. Je crois qu’au fond, à force j’ai un peu oublié cette histoire.

C’est qu’on la pas recroisé, c’est qu’on a continuais à s’engueuler, que tu faisais le bougon là ces matins. Je sais pas pourquoi on avait cette vie de couple, alors qu’on était juste des vieux amis. Dans un appart plutôt vaste où on se croisait souvent.

C’est vrai qu’on avait eu des histoires, que j’avais mis les pieds dans ton lit, et que t’avais testé l’odeur de mes draps. Mais c’était plutôt pour pas rouiller, enfin c’est ce qu’on s’efforçait de penser. On en voulait pas tomber amoureux l’un de l’autre, et pourtant j’aimais ton regard glacial, tes jambes fines sous ton caleçon, ta barbe des jours derniers. Tes humeurs qui me faisaient passer des larmes au rire. Et puis tous ces trucs, la façon que t’avais de me mettre de la crème solaire. Quand tu me lisais à haute voix des articles sur le cac40 à n’y rien comprendre. Quand c’est toi qui allait chercher le courrier et que je t’observais faire, face à la petite boite du haut de l’escalier et que tu me disais qu’est-ce que tu regardes comme ça, tu cachais le butin dans ton dos, tu plissais les yeux et tu disais rien, avec cet aspect malicieux, j’avais de cesse de te demander ce que c’était, petite fille qui attend la réponse du père noël. C’est que tu monter les marches sans bruit. Qu’est ce je pouvais aimer ça. Après tu le posais sur la table pendant que j’étais sous la douche.

Les pieds à peine sec, c’est que je venais voir le trésor, souvent des amas de lettres et de publicité, les factures et rarement des cartes. Parfois y avait rien.

Mais là, farfouillant parmi les papiers timbrés, une enveloppe qui ne correspondait pas à quelque chose qu’on attendait. Tu l’as prise avant moi, I et notre adresse. J’ai su toute suite. C’est que mon coeur il s’est mis à battre, le pull à me gratter, et toi tu m’a serré.




pritam

26072009

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Les débats en famille, la vie des gens en rut, mais pour quoi faire, des futilités je vous dit, c’est comme ça qu’il te disait ce type là à l’autre bout de la pièce. Bon d’accord, il parlait pas, mais ça se voyait dans ces yeux, si si que tu me dis. Il parlait de tout son corps, ses mains par exemple, elles tremblaient pas, elles gigotaient parfois, mais bon rien d’anormal.

Il fixait le vide je crois bien, comme quand tu prends ton café là les matins bougons, et que je parle et que t’en as rien a fiche, et bien là pareil, comme je te le raconte, je te dis. Ça faisait des impressions, des questions, il avait l’oeil sans réponse des gens qui réfléchissent.

Peut être bien qu’il était équilibriste d’une dentition, bref un dentiste, ah oui mais non que tu me réponds, ça se voit tout de suite, c’était un type qui faisait dans le commerce. C’est qu’il avait les cheveux décoiffés, et la barbe de la journée, du genre, je suis enrhumé et en weekend laissez moi tranquille.

Et je sais pas ce qu’il t’as pris à toi d’aller lui taper sur l’épaule. Ça se voyait à ses jambes qu’il voulait pas qu’on lui parle. Et toi évidement, tu lui a demandais l’heure. C’est rien que tu m’as dit. Tu parles, pour lui c’était quelque chose, un inconnu qui veut l’heure, c’est comme un ami qui veut partir, une invitation à la discussion, ou une preuve que c’est bien trop tard, et qu’on pourra plus rien y faire. Enfin tu vois. Non tu voyais pas, et c’est pour ça que t’es allais.

Et bien je me souviens bien, aimable comme il est, lui assis à manger le vide avec ses yeux, qu’il a regardait sa montre et qu’il t’as dit, c’est pas encore. Comme s’il chercher quelque chose, qu’il attendait et qu’il savait. Ça oui, il savait sinon il aurait dit 12h20 comme tout le monde.

Mais non, il a dit c’est pas encore, sa voix tremblait pas, c’était distinct et clair, c’était sans doute un amoureux de jours meilleurs et de la demoiselle aux cheveux éclatants de longueurs. elle avait dû lui dire je reviens, alors il était sorti l’oeil encore dans cet ailleurs, avec elle, au loin, là-bas. tu sais.

Et toi t’as pas compris et tu m’as dit bientôt ce sera l’heure.
On est parti, mais je voulais pas le laisser là, je voulais pas lui parler parce qu’il en avait pas envie, et que de toute façon j’étais bien trop timide.
Mais je lui ai laissé un mot, un comme ça, un truc qui dirait: « attendre c’est comme tourner en rond sans se fatiguer » au feutre noir, j’y ai laissé mon adresse, et la première lettre d’un prénom. juste comme ça pour voir, au fond j’en savais rien de ce que j’attendais.
C’est qu’il a souri, je l’ai vu du coin de l’oeil, et toi tu m’as dit des maladresses qui font que t’es mon ami.




Adam

19072009

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Journée type.
Des tracts pleins les bras, tout déborde.
La chaleur monte, le sud t’envahit.
Mais la gare garde sa fraîcheur et le mystère de la rencontre.
On en fondrait de glace dans tes bras.
Stupeur d’un chassé-croisé qui devra attendre la fin de l’été.
Et pourtant on aimerait se coucher grelottante sur la table à repasser.
Découvrir les détails d’un projet qui prend le coeur.
On s’en va, tu prendrais le large, escale en bord de mer on en pas le temps.
La carte se cache, l’itinéraire n’est pas formel, mais sans détour, on en verra pas la fin.




comment dirait-on dans un jargon plaisant que ceci n’est pas cela, les trois petits point ne viendront pas.

12072009

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La chaleur au fond des cordes, le transat en religion, la sieste en passe-temps, rien ne sent la fraîcheur des après-midi d’automne, pas même le soupçon d’un milk-shake servi dans une peau en verre, signe d’élégance, l’exotisme n’est pas son mot préféré, un goût sucré, une peau glacée, un brin de chantilly, le cheveu en pétard lui tend les ciseaux, mais la terrasse est vide, le mois bat son plein, et la grande dame met le pied à l’escarpin. Pourtant le talon rafle le sol, la rencontre de l’aiguille et du pavé tombe dans l’oublie, on en préfère un simple plat de pâtes. Le pas assez et le trop ont du mal à s’accorder, à trouver l’alliance dorée d’un jamais souligné. C’est que la vague de la mini mine fêtée est difficile à s’approprier, pour sûr, la flotte n’est pas assez lourde, comme pour un envol on en doit garder que l’essentiel. Le rouge à lèvre dans une main, la paille entre les dents, l’anti-ride au bord de l’oeil et l’assiette bien trop remplie ont du mal à vivre dans la lampe du génie. Un simple souvenir de la coiffe gominée devrait rallumer la volonté de laisser la priorité. Gentleman on laisse la salade à madame pour que celle-ci, valse à l’infini dans cette boîte à musique qu’est la vie.







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