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transport de nuit

20092009

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envie de l’envoyer balader. envie de danser seule. comme un besoin d’échapper à cette emprise. il n’y a toujours rien à dire. envie de fuir. échappatoire charnelle et morale.

liberté quand tu t’en vas préviens moi, que je parte à tes côtés…




il est 5h

14092009

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gary tu m’as laissé.
t’es passé comme ça à mon côté, j’ai rien vu venir, et t’es parti.
t’as rien dit, tu m’as même pas regardé, non rien, même pas un au revoir.
en un rien temps t’étais déjà super loin.
on voyait même plus ta trace dans le désert.
le nuage de poussière avait disparu, et toi t’étais loin.
t’es allé, comme ça. t’as rien pris et t’es parti.
t’as fichu le camp.
t’avais rasé ta moustache, je le sais, j’ai vu le rasoir et les poils, sur le bord de l’évier, je le sais, t’avais rien rangé, t’es parti, comme ça, mal rasé, et les dents sales, je le sais la brosse à dent elle était pas humide.
t’as rien dit, t’as même pas fermé la porte, non, t’es allé, comme ça, sans rien, au milieu de rien, sans rien; je sais pas pourquoi t’avais rasé ta moustache, ça faisait des années que c’était comme ça, toi et moi, ta moustache, le canapé et le journal, un verre de brandy, une vieille platine, un évier, une douche, deux brosses à dent, un lit, un rideau, une porte, une gazinière, deux bols, et une cafetière, comme ça, un plaid, et un chat en plein milieu de nulle part.
non y avait pas de mur, c’était un chez nous en plein air, et on aimait ça.
y avait personne.
t’avais choisit cette vie, pour qu’on puisse avoir le soleil dans notre chez nous.
c’est comme ça que tu disais.
le temps il s’invite à la porte.
la porte elle était droite, c’était juste pour marquer l’entrée, pour dire.
y avait même un paillasson.
c’était posé comme ça à même le sol.
on voulait que le jour, que la nuit, les tempêtes, nous prennent en force, nous forgent.
c’est ce qui s’est passé.
on vivait bien pourtant, comme ça, au milieu d’un on ne sait où.
on était venu à pied, je sais plus quand, parce qu’on avait pas de montre, on avait un vieux réveil.
juste comme ça, pour se lever.
mais moi je t’aimais, et j’étais heureuse de la vie qu’on avait choisi, comme dans un vieux film de cow-boy, sans mur, que toi et moi.
et puis t’es parti, putain gary, j’vais y faire quoi moi toute seule, dans ce putain d’endroit.
c’est qu’on voit l’immensité de tous les cotés, sauf par la porte quand elle est fermée, mais, on découvre autour un désert sans nom.
c’est pas comme un rêve, c’est notre vie, là, ici.
tu reviendras pas, je le sais, sinon tu l’aurais pas rasé cette moustache.
merde gary qu’est-ce qu’il t’as pris?







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