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quand dis tu

2022010

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Parfois, tu décidais de prendre la voiture pour aller en ville. Ces jours, tu descendais avec assurance les escaliers, tu prenais les clefs sur l’étagère, tu les reconnaissais les yeux fermés, le bruit, la matière, les dimensions. Elles frémissaient dans tes mains. Tu semblais toute fière, invincible, tu sifflais presque. Tu mettais tes chaussures en cuir, te recoiffais, et tu agrippais la poignée du garage comme on pose ses mains pour la première fois sur le torse d’un homme, avec la délicatesse de tenir un objet ancien. La porte s’ouvrait, la lumière mettait du temps à arriver, et ça faisait montée la chamade, le temps se suspendait. Et puis on découvrait enfin la robe de la bentley. Noire, elle était noire, en parfait accord avec ta chevelure blonde, et ton allure de dame.




non, je veux une glace vanille

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Tu sais c’est pas parce que je dis rien, que je pense à rien. Je sais que je réfléchi pas beaucoup, que je me laisse porter un peu trop par le temps, que je prend pas le temps par le bras, et que je l’emmène pas faire des galipettes. Non ça c’est pas vrai, et c’est ça un peu que tu me reproches, que je laisse filer mes collants sans m’être aventurer nulle part. Toi tu disais qu’il fallait apprendre tous les jours, tout le temps, se nourrir des mots, des pensées, des images, du monde, tu disais qu’il fallait pas s’arrêter pour glander. Tu disais qu’il fallait tout faire, vouloir tout voir, tout prendre. Et moi je te dis qu’il faut attendre, qu’on a le temps, et que ça sert à rien de trop manger d’un coup, qu’après on a plus faim. Mais tu disais qu’il fallait être repu pour s’éteindre, alors il fallait tout prendre. Et c’est vrai que ça donne envie, d’avoir toujours des trucs à faire, toujours des choses à découvrir, de profiter des chaque instant. Mais l’envie de rien elle est présente, que j’essayais de te répéter. Et toi tu disais, que c’est comme des fantômes avec lesquels on apprend à vivre, cette volonté de rien, faut la laisser sur le côté, et continuer d’avancer. C’est ce que tu disais. Tu disais, que la vie elle pas devant nous, tu disais pas non plus qu’elle était derrière nous, tu disais qu’on était dedans jusqu’au cou et qu’on pouvait pas s’en sortir, tu disais qu’il fallait se battre, tu disais qu’il fallait avoir peur de rien, tu disais, oui tu disais tout ça et maintenant t’es plus là pour me les répéter, t’es plus là pour me dire tout ça. Tu t’es enfui, t’es parti comme un con, comme quelqu’un qui voulait plus se battre, comme quelqu’un qui fuyait la vie. T’es allé te reposer dans un hamac, pour plus rien apprendre, pour plus rien prendre, t’es allé glander. Alors à quoi ça sert tout ça? À quoi bon, faire de jolies phrases, quand on est même pas capable de se jeter dans le bain.







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