hold-up de temps d’écoute

29052010

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Il va l’écouter parler encore un bon moment, jusqu’à la fin des temps et sans relâche, si il le faut. Jusqu’à ce qu’elle décide de lâcher ce fusil qu’elle pointe dans sa direction.

Elle a le bras qui flanche, il le voit tremblé, et elle parle, ça ne veut rien dire, mais elle y met tout son coeur et ce qui lui reste de force. On dirait pas, à la voir qu’elle a tant de chose à prononcer, tant de rancune, ni tant de phrases qu’elle avait absorbées et accumulées. Jusqu’à ce que le vase déborde, alors elle avait pris l’arme accrochée au mur, et l’avait pointé sur lui, cet individu qu’elle ne connaissait pas, et qui avait le malheur de passer par là.

Il est 15h34, elle le vise sans réfléchir, tout ça pour qu’elle puisse parler, qu’on l’écoute. Obligation de l’être.
Elle ne semble ni calme ni nerveuse, elle récite son monologue, sans interruption et sans vraiment réfléchir, comme si depuis des dizaines d’années elle avait accumulé toutes les paroles qu’elle aurait aimé prononcé, et qu’elle les avait ressassées des centaines de fois, jusqu’à les connaître par coeur.

Véritable spectacle, qu’on nous oblige à voir, à écouter. Et lui il est attentif, non seulement aux phrases qu’elle lance, mais surtout au fusil, et à sa main, déclencheuse.




la vie en rose et sans gluten

29052010

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Francine a toujours cru qu’il était de bon ton de ne manger que des aliments verts. Tout d’abord parce que ça lui rappelait la nature, et qu’elle en était amoureuse de cette verdure, amour cannibale, désir charnel, plaisir végétal. Puis parce qu’elle pense que le vert nous donne la force de la nature, la vitalité de la sève et quand la plante est verte, c’est le signe de sa bonne forme. Et c’est cela qu’elle recherche le bien-être. Mais si elle ne mange que cette nourriture précise, c’est surtout parce qu’elle ne perçoit que cette couleur là, que manger d’autre dans ce cas, si ce n’est du pain vert, des cornichons verts, des cerises vertes, du riz vert, etc.




titre

3052010

C’est un peu comme si elle avait déserté, l’avait laissé à l’abandon, ce corps, cet empilement de chair, de nerfs, d’os, de muscle, seuls, le sang, les cellules et la graisse sont les survivants. La forme est lourde, sans vie, l’allure n’a plus rien de gracieux. Elle ne vit pas avec, cet enveloppe, l’encombre. Elle voudrait en reprendre possession, lui redonner forme, l’apprivoiser, le connaître, l’aimer, le faire vivre. L’équilibre, cette chose que l’on plante et que le temps ne permet pas toujours de récolter.







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